Un temple bouddhiste

Le premier portait de "l'Illuminé", ou de Siddharta Gautama, autrement dit Bouddha, fut apporté au Japon par les Coréens, au VIème siècle. Les Japonais lui donnèrent entre autres noms, celui d'Amida Butsu. Le Bouddhisme ne cessa depuis lors de se répandre et d'attirer de nouveaux fidèles, désireux d'acquérir toutes les vertus terrestres dans l'espoir d'une vie future meilleure.

D'abord adoptée par la cour impériale pendant l'époque Asuka (538-710), la nouvelle religion se répandit dans la noblesse, promue par les clans vainqueurs des partisans du shintô dans la lutte pour le contrôle de l'empire du Yamato (aujourd'hui partie sud de la préfecture de Nara).

Statue géante de Bouddha

Période Heian arrivées du bouddhisme Tendaï Une des caractéristiques du bouddhisme à l'époque Heian est son extension d'une fraction privilégiée de la population à des couches de plus en plus étendues de la société. Le développement des filiales de temples en province est généralisé à l'ensemble du pays. C'est le système des Kokubun-ji et des kokubunni-ji . La construction de temples un peu partout coïncida avec la formation de puissants clans de propriétaires terriens qui ne vivaient généralement pas dans la capitale. Ces temples étaient construits sous l'influence évangélisatrice de nombreux moines qui sillonnaient le pays jusque dans les régions les plus reculées. Une nouvelle élite apparaît; c'est la moyenne aristocratie qui s'est orientée vers la maîtrise des différents savoirs : religion, littérature, calligraphie ...

Période Kamakura introduction du Zen en provenance de Chine à partir de deux écoles chinoise le Rinzaï par le moine Eisaï et le Soto par Dogen, développement de deux courant inspirés par l'Amidisme chinois, le Jodo par Honen et le bouddhisme Shin par Shinran, à la même époque se développa une école portant le nom de son fondateur Nichiren et désirant revenir a une pratique uniquement centrée sur le sutra du lotus, déjà popularisé à l'époque Héian par le Tendaï. Sensiblement à cette époque le Shugendo voie des ascètes des montagnes, les Yamabushis connait un important développement.

Statue sacrée de bouddha

Au milieu du 12e siècle, deux nouveaux courants bouddhiques vinrent concurrencer le Jôdoshû: le Zenshû originaire de Chine et le Nichirenshû. Le Zenshû refuse le culte des icônes et ne s'appuie sur aucun texte; il eut la faveur des guerriers et des intellectuels. Le Nichirenshû fut fondé par le moine bouddhiste Nichiren en réaction aux doctrines des sectes Tendai et Jôdo. Il met l'accent sur les enseignements originaux du fondateur indien du bouddhisme: Sakyamuni. Au-delà du 14e siècle, le bouddhisme japonais ne connût pratiquement plus de renouvelement.

Toutefois, outre le Japon, la Corée du Sud, Taiwan et la Birmanie, où le bouddhisme connaît une grande vitalité, les États asiatiques qui avaient adhéré au marxisme n'ont pu extirper entièrement cette religion: dans certains pays de l'Asie du Sud-Est, où le pouvoir s'efforce d'éviter toute dissidence politique et religieuse, elle est souvent traitée avec une neutralité.

Un temple bouddhiste

La religion bouddhiste se pratique dans des temples et des monastères bouddhistes dirigés par des moines ou des nonnes bouddhistes (Obô san). Le clergé bouddhiste se compose de personnes qui se sont retirées du monde profane pour se consacrer entièrement à une vie religieuse. Il est cependant permis aux membres du clergé bouddhiste d'entretenir une vie de famille... Tous les moines ont le crâne rasé et sont vêtus d'une simple robe ressemblant à une soutane. Dans les temples, le personnel religieux se consacre activement à l'étude des écritures saintes et à la méditation… Voila quelques informations sur cette religion qui connaît tant d’engouement en occident !

Sayônara !