Seisme a Tokyo

En effet le Japon se trouve dans une zone géographique très exposée aux tremblements de terre. Pas moins de quatre plaques tectoniques se rencontrent sur son territoire et à leurs lisières, les points de frottement provoquent chaque année des milliers de secousses plus ou moins fortes. Les séismes les plus puissants se produisent lorsque la compression entre les plaques devient insoutenable pour la croûte terrestre et déplacent les deux grandes lignes de faille qui traversent le pays. L’archipel enregistre environ 20 % des tremblements de terre les plus violents dans le monde.

Le scénario catastrophe révélé par la Tokai Bank fait froid dans le dos ! Les ordinateurs de cette banque ont calculé les conséquences d’un nouveau tremblement de terre à Tokyo d’une force équivalente à celui qui détruisit en 1923 la majeur partie de la capitale. La première année, le séisme ferait disparaître un quart du produit national brut nippon; la région de Tokyo est l’une des plus grosses concentrations d’activités économiques et financière de la planète. Son poids est même supérieur à celui de la Grande Bretagne.

Seisme a Tokyo

Le tremblement de terre à Tokyo entraînerait rapidement une crise économique mondiale. A l’heure actuelle le Japon est le premier banquier du globe. Privé subitement de ses excédents commerciaux, son industrie étant détruite, le Japon ne pourrait plus prêter son argent et investir à l’étranger. Au contraire il devrait rapatrier les sommes colossales placées en bourse à Wall Street et ailleurs, et vendre les immeubles acheter aux Etats- Unis, en Asie et en Europe. Les compagnies d’assurances nipponnes auraient en effet besoin de ces capitaux pour indemniser les victimes.

Le résultat serait le suivant : La chute de Wall street entraînerait un Krach boursier mondial. Les taux d’intérêt grimperaient en flèche, provoquant une récession aux Etats-Unis puis dans le monde entier ainsi que l’étranglement des pays endettés du tiers monde. Les ordinateurs sont formels : Le Japon pourrait digérer très vite le choc alors que les autres pays s’enfonceraient pour longtemps dans le marasme. Les enseignements sont clair : Le Japon joue un rôle vital dans l’économie mondiale et sa souplesse d’adaptation est à tout épreuve.

Seisme a Tokyo

En outre une telle étude poussera sûrement si ce n’est déjà le cas, les banques et les industries basées dans la région de Tokyo à délocaliser leurs implantations. Car les sismologues en sont convaincus : un séisme de cette ampleur surviendra d’ici 2010. En effet Tokyo, l’une des plus grandes métropoles d’Asie, vit avec le risque d’un méga-séisme, « the Big One ». Les sismologues savent que cela arrivera un jour et rapidement en raison de la situation de la capitale japonaise dans cet ensemble instable. Un séisme d’une magnitude de 6,1 degrés sur l’échelle de Richter avait secoué, le lundi 11 avril 2005 au matin, la région de Tokyo, perturbant la circulation des trains, mais sans faire de victimes ni de dégâts majeurs.

Il s’agissait du plus puissant séisme ébranlant la capitale du Japon depuis une secousse de la même magnitude en juin 2000. Par le passé, le Japon a connu plusieurs séismes de grande ampleur. Dernier en date, celui de Kobe. Le séisme de Kanto, le 1er septembre 1923, a fait plus de 100 000 morts. Sa magnitude était de 8,3. En 1847, le séisme de Zenkoji, d’une magnitude de 7,4, a fait 34 000 morts.

Seisme a Tokyo

En 1896, le séisme de Sanriku, d’une magnitude de 7,6, a tué 22 000 personnes. Pour ce qui est de la prévision, aucune avancée scientifique ne permet de prévoir précisément ce genre de catastrophe. Seule solution pour un pays aussi exposé, construire systématiquement selon des normes antisismiques et donner régulièrement à la population des consignes de survie et des informations sur l‘organisation des secours.

La conférence de Kobe du 20 janvier 2005 a montré que la prévention à l’échelle mondiale doit être développée. Michel Jarreau, secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale a déclaré : « Il ne faut pas penser à l’assistance, à la prévention des risques en termes de coût mais d’investissement sur lequel il y a un retour. Un euro dépensé en prévention signifie sept ou huit euros épargnés en assistance d’urgence, le coût est dérisoire par rapport aux bénéfices ».

Bon ce n’est pas rassurant tout ça… On a plus qu’à croiser les doigts…

Sayônara !