Le travail au Japon

Qu’en sait-on ? Quelles sont leur origine, leur histoire et leur symbole ? Commençons par une légende japonaise qui semble nous donner un début de réponse… « Comme vous l'avez sûrement déjà remarqué au sommet de très hautes montagnes le climat est beaucoup plus rigoureux qu'à la base (froid intense, vent violent, neige,...). La période de floraison y est aussi très réduite. C'est pourquoi les arbres poussant au sommet de très hautes montagnes sont toujours plus petits que la moyenne même s'ils sont très âgés. Seul les plus résistants tiennent le coup car ils se sont endurcis au froid, à la neige et au vent violent. Un jour, lors d'une promenade en montagne, un chinois eut un éclair de génie.

Il se dit: "Si ces arbres peuvent réussir à survivre dans un tel climat c'est qu'ils doivent avoir des pouvoirs magiques." Il ramena donc avec lui un petit arbre. Il le planta dans un pot et le plaça chez lui. Pour cet homme, l'arbre était un symbole d'endurance et de longévité. Il se disait que lui aussi pourrait vivre en santé et plus vieux grâce au pouvoir magique de l'arbre. » Dans de nombreux intérieurs japonais, un pot déposé sur une table attire tous les regards. Il contient une de ces merveilles qui représente à elle seule l’essence même du pays : un bonsaï, petit arbre nain à la curieuse silhouette, planté en terre et taillé selon des normes strictes.

Le travail au Japon

Comprimé dans ces élans, contrarié dans sa croissance, robuste et fragile, gracieux et tourmenté, le bonsaï est une sculpture vivante en miniature. Arrosé avec soin, ligaturé avec patience, il est d’abord symbole avant d’être ornement. Chaque espèce a une signification particulière : vitalité et bonheur pour le pin, sagesse pour le bambou, vertu pour le prunus.

Vénérés en raison de leur grand âge, lien sacré entre le ciel et la terre, les bonsaïs furent propagés au Xème siècle dans toute l’Asie par les moines bouddhistes. Mais c’est au japon que l’art de les cultiver, longtemps apanage de la noblesse, atteignit son expression la plus poussée et la plus raffinée.

Le travail au Japon

Des records de longévité y furent atteints avec des rhododendrons de 150 ans et des ormes de 350 ans. Aujourd’hui encore, l’art du bonsaï fascine les japonais, à en juger par les prix élevés qu’atteignent ces minuscules arbres patiemment sculptés. Les bonsaïs peuvent atteindre un âge très vénérable. Le plus vieux bonsaï connu serait un Pinus parviflora datant de l'an 1500 et toujours visible au Takagi Bonsai Museum de Tōkyō. Au court du temps, les techniques pour s’occuper des bonsaïs ont évoluées, en effet les amateurs de bonsaïs peuvent désormais modifier la taille de l’arbre et sa croissance, certains experts arrivent a nanifier le feuillage de l’arbre en même temps que ce dernier.

La règle la plus importante à suivre selon les japonais, en ce qui concerne les bonsaïs, est « si tu aimes ce à quoi il ressemble, c'est un beau bonsaï ». On croit souvent que les bonsaïs sont obtenus à partir de graines spécifiques à cette pratique, alors que même si il est vrai que certaines espèces sont plus utilisées que d’autres, notamment les arbres à petites feuilles à l'état naturel, un bonsaï peut être créé à partir de n'importe quelle d'arbre ou buisson. De manière générale on utilise des espèces des arbres qui ont des petites feuilles… Mais ce qui est sur c’est que les arbres fruitiers et ceux qui fleurissent ne pourront pas voir leur fruits ou leur fleur transformées. Ces derniers ne sont pas modifiables.

Le travail au Japon

Il faut savoir que les arbres vendus dans la grande distribution ne peuvent pas être assimilés à leur homologues japonais car ils se ressemblent tous. Ils sont produit en masse et non individuellement ce qui est contradictoire avec l’essence même de l’art du bonsaï.

Les différents styles de bonsaïs renvoient constamment aux formes des arbres trouvé dans la nature, les professionnels conseillent d’ailleurs de ne pas s’inspirer d’autres bonsaïs pour leur création, mais directement des arbres réels. Néanmoins l’art du bonsaï ne tend pas à imiter la nature, mais veut évoquer en miniature la puissance de l’arbre, il doit posséder l'essence d’un grand arbre.

Sayônara !