Couple impérial japonais

Depuis 1889, le Japon est une monarchie constitutionnelle héréditaire : les Empereurs, symbole de l’état se sont succédés sans interruption. Si les événements de 1945 ont quelque peu bouleversés ces données, l’Empereur, bien que descendu de son piédestal sacré et ayant perdu l’auréole qui lui était conférée, reste le point d’ancrage de la société toute entière.

Respect et sympathie entoure le « Tenno » bien qu’il semble éloigné de la réalité politique et économique. L’empereur a des fonctions représentatives honorifiques, le cas échant diplomatiques, Il reçoit à son sacre les trois attributs du pouvoir : l’épée à sept branches, le miroir et le joyau, en l’occurrence un collier. Il reste l’acteur et l’âme des grandes cérémonies qui reflètent la vénération que lui porte son peuple.

La constitution, entrée en vigueur le 3 mai 1947, se substitua à celle de 1889, promulguée pendant l’ère Meiji. Elaborée sous l’inspiration du général Mac Arthur, elle a fait perdre à l’empereur les attributs de la divinité. En revanche elle donne au peuple le pouvoir.

La diète au japon

L’empereur n’est plus que le symbole de l’Etat. La constitution définit également les trois pouvoir : exécutif–législatif–judiciaire, considérés comme indépendants les uns des autres.

Instaurant le suffrage universel, elle stipule la renonciation à la guerre mais autorise le pays à disposer d’armes dites d’autodéfense. Ces dernières, dotées d’équipements modernes, constituent en fait une armée assez puissante dont le budget annuel croit régulièrement; le service militaire n’est cependant pas obligatoire.

Au sommet de l’Etat se trouve le parlement (La Diète), représentant le corps législatif. Il est composé de deux chambres, celle des représentants appelée aussi chambre basse (511 membres élus pour 4 ans), et celle des conseillers appelé aussi chambre haute (252 membres élus pour 6 ans). Le pouvoir exécutif est confié au cabinet, dirigé par un premier ministre entouré d’une vingtaine de ministres, nommés et révoqués par lui. Le cabinet est responsable devant le parlement et non devant l’empereur. Le pouvoir judiciaire, enfin, est dévolu à une cour suprême et aux tribunaux dont les juges doivent se prononcer en tout liberté.

Le premier ministre japonais

Le pluralisme politique est de règle. Il existe cinq grands partis ayant chacun des sièges à la première Chambre. Le parti libéral démocrate a dominé la scène politique pendant longtemps. Il se heurte à une forte opposition du parti socialiste qui, malgré diverses évolutions, s’est mieux organisé et a acquis des positions solides. A gauche, le parti communiste, sorti de la clandestinité en 1945, a pris ses distances avec Moscou et Pékin dès les années 60.

Au centre, deux autres partis, le Komeito, fondé en 1964, et le PSD, partis démocratique socialiste, lancé en 1960. Aux cotés de ces partis majeurs, il existe quelques partis minoritaires et des clubs plus ou moins indépendants dont l’objectif est de mettre en avant et de défendre les intérêts de groupes bien définis.

Province de Kanto

Les ères sont les bases du calendrier national, en effet le système de dénomination des ères a été légalisé en 1979 par un vote du parlement. Chaque empereur donne un nom à son règne et tous les documents civils sont datés selon ce système. Le nom de l’ère nouvelle reflète les tendances et l’esprit de la nation. Afin de simplifier, l’année d’un ère débute le 1er Janvier de l’année civile. La 64ème année de l’ère Showa n’a duré que sept jours, l’empereur Hirohito étant mort le 7 janvier. Le lendemain a été le 8ème jour de l’ère Heisi (qui signifie « l’accomplissement de la paix »).

Le Japon est divisé en 8 régions de base, chacune d’elles étant à son tour subdivisée en préfectures, de taille variable, la plus grande - celle de Hokkaido - n’étant pas, de très loin, la plus peuplée. La région du Kantô, qui compte sept préfectures dont celle de Tokyo, est la plus peuplée. La région du Kansaï, au sud, groupant également sept préfectures, englobe l’immense agglomération d’Osaka.

Le Japon a L'ONU

Chaque préfecture est dirigée par un préfet élu, dont une des charges est de faire valoir les intérêt de sa circonscription auprès du gouvernement central. Cependant les collectivités locales jouissent, selon la constitution, d’une autonomie certaine, ce qui les autorise à gérer leurs biens en fonction des besoins locaux et à stipuler leurs propres règlements. Au point de vue international, le Japon est membre des principales organisations mondiales, comme l’ONU, l’OCDE, le GATT, la FAO.

Voila un petit tour d’horizon des us et coutumes politique du Japon…

Sayônara !