Se déplacer au Japon

La location d’une voiture est sûrement le moyen de transport qui offrira le plus de liberté : pas d’horaires ni de trajets imposés à respecter. Par ailleurs, la route japonaise est parait-il très paisible. Et on peut ainsi découvrir la campagne du pays à notre rythme. Le plus est que cette solution est plutôt économique. Attention, néanmoins, aux prix des parkings et des péages qui peuvent parfois réserver de mauvaises surprises.

Alors pourquoi pas se lancer dans l’aventure, si on arrive à déchiffrer les panneaux de signalisation écrits en japonais et si la conduite à gauche ne nous fait pas peur… Passons en revue les différents moyens de se véhiculer si on évite les transports en commun. Les taxis, c’est un peu le même principe qu’en France, on peut les héler ou les prendre à une station. Si la lumière rouge située sur le toit est allumée, c’est qu’ils sont occupés.

Se déplacer au Japon

Ça, c’est pour les généralités… Il y a 2 ou 3 petites choses à savoir : si les taxis ne possèdent de plaques vertes d’immatriculation mieux vaut éviter. Les chauffeurs ne parlent pas anglais, donc il faut se munir d’un plan et du numéro de téléphone de votre destination afin d’éviter tout malentendu. Les prix sont assez élevés et les coffres tout petits, attention aux sacs à dos très volumineux !

Louer une voiture, c’est un peu plus compliqué que prévu. Car pour rouler au Japon, il faut être pourvu d’un permis international, le français seul ne convient pas, il lui faut un complément (qui est en fait la traduction en japonais de notre bon vieux permis B). On peut l’obtenir à l’ambassade de France de Tokyo. Ensuite direction les agences de location, les plus connues et les plus fiables sont Nissan Rent Car et Nippon Rent-A-Car.

Se déplacer au Japon

Une fois qu’on a la voiture, il faut intégrer quelques notions du code de la route japonais, ou l’inverse…euh oui c’est plus prudent ! Les Japonais conduisent à gauche comme les Anglais ! La vitesse n’est pas une de leur priorité : la vitesse est limitée à 40 km/h en campagne et à 90 km/h sur l’autoroute ! Il arrive parfois que les conducteurs japonais grillent les feux rouges, assez souvent pour que ce soit mentionné quand on se renseigne sur « comment conduire au Japon »…

Il est donc prudent de bien surveiller les véhicules lorsque vous arrivez à un croisement. Par ailleurs dans les grosses agglomérations, la conduite peut s’avérer très périlleuse : les panneaux en japonais, une circulation intense et des échangeurs gigantesques… peuvent en décourager plus d’un.

Le week-end, on peut également assister aux pétarades des boso-soku, sortes de conducteurs « fous » qui se retrouvent en fin de semaine, en convois de voitures et de motos et dont le but est de faire le plus de bruit possible. Moralité : la voiture, oui, à condition de ne pas s’éterniser dans les grandes villes.

Se déplacer au Japon

Pour ne pas se perdre, plusieurs voyageurs aguerris, nous ont conseillé ne nous procurer le « Road Atlas Japan » de Shobunsha (ensemble de tous les axes routiers du Japon). On peut le trouver en France dans des librairies spécialisées ou sur place. En ce qui concerne l’essence, c’est à peu près les mêmes tarifs qu’en France, voir moins cher.

Les péages sont rares, mais chers, le coût d’un voyage peut varier si on emprunte des routes privées imposant un péage de 10 yens à 100 000 yens. C’est pourquoi l’atlas est indispensable afin de bien préparer son itinéraire ! Pour ce qui est de la circulation urbaine, il est bien plus reposant de louer un vélo. Même s’il n’y pas de pistes cyclables et que les cyclistes roulent sur les trottoirs…

De toute façon, il faudra bien s’y habituer, les Japonais ne font rien comme tout le monde, à nous de nous couler dans le moule !

Sayônara !