Le Shinkyo Bridge

C’est en effet à Nikko que fut fondé, voilà de cela mille deux cents ans, le premier temple bouddhiste. C’est Shodo Shonin, moine passionné et entreprenant qui décida d’ériger ce sanctuaire. Au fil du temps, le lieu devint un centre bouddhique puis un haut lieu shintoïste.

C’est pourquoi le petit fils du seigneur Tokugawa Ieyasu honora son aïeul, en y construisant son mausolée – le Tosho-Gu. Cette construction avait aussi pour but de montrer aux ennemis du clan la richesse et la puissance de la famille Tokugawa. Depuis ce temps, Nikko a bénéficié de l’attrait que suscite la splendeur du Tosho-Gu.

Accéder à Nikko ne semble pas trop compliqué, car elle comporte deux gares. L’une est célèbre, car c’est la plus ancienne du Japon oriental. C’est un gracieux édifice en bois qui fut conçu par Frank Lloyd, en 1915. C’est le point de départ de tous les bus vers les points intéressants à visiter.

Sanctuaire Futara-san

Parmi eux : le Shinkyo Bridge : c’est un pont de bois laqué de rouge, il enjambe le Daiya à l’endroit où Shodo Shonin, selon la légende, traversa le fleuve sur le dos de deux énormes serpents. Le pont d’origine, qui datait du 17e siècle et qui était exclusivement réservé à l’usage du Shogun et des messagers impériaux fut détruit par une inondation. Celui-ci date de 1907.

Ensuite, on peut visiter le temple Rinno-ji. Son intérêt vient du fait que c’est le premier a avoir été construit à Nikko par Shodo Shonin en 766. Il fut un temps investi par une école bouddhiste ce qui lui valut le nom de Sanbutsu-do qui signifie les trois bouddhas.

C’est le temple le plus grand de Nikko, il abrite trois grandes statues à l’effigie de Amida, de Senju Kannon et de Bato Kannon, qui représentent les trois divinités de la montagne.

En allant un peu plus loin on peut admirer le symbole de la paix mondiale, le Sorinto, qui est un pilier en bronze constitué de 9 anneaux et qui renferme mille volumes de sutra, recueils de prières bouddhiques.

Le Tosho Gu

Ensuite se dresse le sanctuaire Futara-san, qui fait parti d’un ensemble de trois sanctuaires dispersés dans la région, les deux autres se trouvent près du lac Chunzen-ji et sur le mont Nantaï. Celui-ci fut construit en l’honneur des Dieux des monts Nataï.

Ce Sanctuaire comporte le Torii, portique de bronze, qui est classé au patrimoine mondial, et une lanterne légendaire, qui paraît-il, se transformait en monstre à la nuit tombée. Elle porte encore les entailles du sabre d’un samouraï effrayé…

Les légendes ne manquent pas à Nikko… On accède par un chemin forestier à un lieu sacré dédié à une déesse, ce lieu attire surtout les jeunes filles à marier. On dit que si on lance une pierre à travers le trou situé au sommet du Torii et qu’elle retombe dans ce sanctuaire, le vœu prononcé sera exaucé… Puis vient le clou du spectacle : le Tosho Gu.

Tokugawa, cherchait à éblouir ses contemporains en faisant construire un sanctuaire-mausolée aussi majestueux et fastueux. La construction du lieu demanda plus de deux ans, elle nécessita la présence de 15000 artisans recrutés dans tout le pays. Ce mausolée fut converti en sanctuaire durant la période Meji, mais il conserva une forte empreinte bouddhique.

La Yomeinon

Un des grands points stratégiques de ce sanctuaire est notamment la Yomeinon. Cette porte abondamment décorée d’éléments floraux et animaux, contient une imperfection faite exprès afin de ne pas susciter la jalousie des dieux : les décorations de l’un des douze piliers sont ainsi à l’envers.

L’écurie sacrée abrite un cheval qui s’y repose plusieurs heures par jour, les trois singes symbole de la sagesse populaire japonaise sont sculptés sur le bâtiment en bois. Puis il y a la Pagode, elle fut offerte par un daimyo, en 1650. Elle comporte quatre étages qui représentent les quatre éléments : la terre, l’eau, le feu et le ciel. Elle fut détruite en 1818 par un incendie et reconstruit à l’identique.

Voilà, un petit tour d’horizon de ce que comporte Nikko. Ce qui est sûr, c’est que ce que je peux imaginer à partir de mes documentations est sûrement bien en deçà de la réalité…

Sayônara !